Environ 60% du chiffre d’affaire provient de la production animale dont la plus grande partie provient de la production laitière. Seul le bien-être des vaches permet de hautes performances laitières avec une composition de lait optimale.

Seule une vache en bonne santé, au métabolisme stable qui vit dans un environnement respectueux et qui bénéficie d’un fourrage de qualité peut exploiter totalement son potentiel de performance.

L’alimentation des vaches a, en dehors de la génétique, une influence particulièrement importante et significative sur la production laitière mais surtout sur les composants du lait.

Quels sont les paramètres renseignant sur le statut nutritionnel ?

Les paramètres suivants peuvent donner des renseignements sur le statut nutritionnel et être utilisés pour l’évaluation de la ration de la vache laitière:

  • Matières grasses: acidose, cétose, approvisionnement en cellulose (structure efficace)
  • Protéine: approvisionnement énergétique, approvisionnement indispensable en protéine brute
  • Urée: approvisionnement en protéine brute, UDP (protéines protégées), RNB (bilan azote ruménal)
  • Rapport matière grasse – protéine: acidose, cétose
  • Conductivité: santé de la mamelle (hygiène de l’alimentation)
  • Comptage cellules somatiques (nombre de cellules) : santé de la mamelle ( hygiène de l’alimentation)
  • Point de congélation: approvisionnement en énergie, en protéine brute
  • Oligo-éléments: approvisionnement en oligo-éléments ( par ex. iode, sélénium )

 

1. Teneur en matière grasse (TB)

Le taux butyreux est influencée par la composition de la ration (quantité de cellulose brute par animal et par jour en particulier NDF, indice de structure, sucre, amidon et teneur en matières grasses) et par sa structure physique. Les conditions d’alimentation, les problèmes de métabolisme comme la cétose ou l’acidose, ont aussi une influence sur le taux butyreux. Une augmentation de la performance laitière entraîne souvent une baisse du taux de matière grasse.
Teneur en matière grasse, indicateur du statut nutritionnel!
⇑ Approvisionnement en cellulose brute (structurellement efficace) et en particulier NDF (efficace)
⇑ digestibilité de la cellulose brute et plus particulièrement NDF
⇑ répartition de la taille des composants de la ration (analyse avec tamis secoueur)
⇓ quantité de matière grasse brute dégradable dans la panse (acides gras non saturés)
⇓ évaluation du risque acidose (sucre et amidon)
rapport TB / TP < 1,1 = soupçon d’acidose ⇑ mobilisation de graisses corporelles (cétose) > à 49 de TB et < 31 de TP. Si rapport TB / TB > 1,5 = soupçon de cétose (subclinique)
⇓ diminution de la production de lait

⇓ corrélation négative, ⇑ corrélation positive

Le taux butyreux du lait est influencée par un certain nombre de facteurs alimentaires. Ainsi, les modifications de le taux butyreux du lait peuvent indiquer des erreurs d’alimentation. Une analyse des erreurs d’alimentation peut être effectuée sur place dans le cadre d’une vérification de la ration et de la gestion du mélange. Les méthodes habituelles sont entre autres l’analyse de la ration, vérification du fonctionnement de la mélangeuse et l’utilisation d’un tamis secoueur Cependant, les troubles de l’alimentation et du métabolisme peuvent apparaître simultanément avec, comme effet, un TB normal. Par exemple, au début de la lactation, l’acidose et la cétose peuvent se produire simultanément en raison d’un apport alimentaire insuffisant. L’acidose entraîne une baisse du TB (cause: diminution du pH du rumen), tandis que le cétose entraîne une mobilisation importante des graisses corporelles avec comme conséquence une hausse du TB. Cette simultanéité peut conduire à enregistrer une teneur normale en matière grasse dans le lait.

JOSERA vaches à l'auge

2. Teneur en protéine (TP)

L’impact le plus significatif sur le taux protéique dans le lait est l’approvisionnement en énergie et/ou l’approvisionnement en protéines brutes disponibles. Plus la production laitière augmente, plus le taux protéique diminue. Afin que les protéines puissent se former dans le lait, les vaches doivent recevoir suffisamment de protéines protégées (nXP). Cette protéine se compose de la protéine alimentaire protégée et de la protéine microbienne. La majeure partie est composée de protéines microbiennes. Une amélioration du taux protéique du lait peut ainsi en premier lieu être obtenue par une augmentation de la production des protéines microbiennes. Ceci sera obtenu essentiellement grâce à un apport énergétique suffisant. Dans un premier temps et avec un niveau de performance très élevé, la vache a besoin de protéines protégées.

La teneur en urée dans le lait est une bonne mesure pour évaluer l’approvisionnement des microbes de la panse en azote composant de la protéine brute. Un taux d’urée inférieur à 15 mg/100ml de lait indique un manque très net en azote dans le rumen ce qui limite l’activité des microbes de la panse. L’ingestion et les performances baissent. Le taux optimal d’urée dans le lait doit être de 20 à 25 mg/100 ml. Un taux d’urée supérieur à 30 mg/100 ml indique la présence d’azote et plus particulièrement un excédent de protéine brute dans la panse. Les valeurs d’urée reflètent donc le bilan dans le rumen. Une teneur en urée de 20 à 25 mg/100ml indique un apport équilibré en protéines protégées (RNB).
Les erreurs d’alimentation sont démontrées par un niveau très bas ou très élevé du taux protéique et d’urée. Un TP élevé n‘est en pricncipe pas un problème mais engendre chez les vaches laitières plus âgées un excès d’énergie. La ration doit être vérifiée pour que les vaches ne prennent pas de poids.

Les limites suivantes peuvent être considérées comme indicateurs de manque d’énergie dûs à l’alimentation:

kg lait Teneur en protéine (TP)
à 27 kg <3,2%
27 à 35 kg <3,0%
> 35 kg <2,8 kg

3. Rapport TB – TP

Un autre moyen de détecter des troubles du métabolisme comme la cétose et l’acidose chez un animal ou dans un troupeau, consiste à analyser le rapport TB – TP. Si ce rapport est <1,1, le soupçon d’acidose est présent et démontre un apport en cellulose brute insuffisant, responsable d’un effet négatif sur la capacité tampon dans la panse (acidose subclinique ). De plus, les cas aigus de maladie, peuvent entraîner des conséquences à long terme Souvent, la santé des sabots est affectée, ce qui peut parfois, être seulement détecté à l’occasion d’un parage. Un rapport TB / TP >1,5 indique une cétose. Ce qui est important ici c’est de calculer ce rapport pour chaque animal. Si l’analyse fait apparaître que plus de 10% des animaux en début de la lactation présentent un rapport trop bas ou trop haut, ceci est considéré comme un problème concernant tout le troupeau et il doit être traité. Il est absolument déconseillé d’effectuer une moyenne puisque une moyenne en règle générale ne peut être utilisée.

A quoi devez-vous veiller:
1. Composition ration de base – vaches laitières

– bonnes qualités
– ration toujours à volonté
– ne pas oublier de repousser la ration fréquemment
– rations variées mais constantes
– contrôle de la qualité en fin de lactation et durant la période de tarissement
– optimisation du confort de la vache

JOSERA Rind im Fressständer stehend

2. Utilisation d’aliment concentré – vaches laitières

– faire des transitions – augmentation progressive des quantités
– un aliment de production et un correcteur azoté
– pas plus de 2 voire 3 Kg par distribution
– préférer des rations variées mais constantes
– distribution en corrélation avec la performance

A retenir:

  • Une structure suffisante favorise la rumination, la formation de salive et ainsi un milieu optimal pour le rumen
  • Utilisation d’aliment spécifique pour la phase de début de lactation
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